Il est un jour, comme ça, où on réalise que chaque chose a sa raison d’être…
Que chaque évènement de notre vie a eu sa raison d’exister… et de nous faire exister… Pas de souci pour les bons moments, ce ont toujours les mauvais qui nous préoccupent…
Les remords
La culpabilité
Le ressentiment
La rancune
Et pire… pire que tout… Les regrets
Ils n’ont aucune raison d’être… Le savoir et le ressentir, dans son cœur, sont deux choses bien différentes…
Ces maudits, mauvais, sentiments qui nous briment, briment notre être, nous empêchent d’avancer, alimentent nos coups de blues, nos larmes, nos peurs, nos angoisses…
Chacun les a ressenti à un niveau différent dans sa vie mais ils ont toujours existé à un moment ou un autre… Et ils sont si difficiles à surmonter. Tellement qu’on ne le fait pas. En général, on les enfouit, on les oublie, on les panse…
Beaucoup de nos bons moments ne sont que des pansements sur ces peines et ces blessures… Toutes ces choses que l’on regrettent, que l’on aurait voulu faire ou ne pas faire…
Parce qu’au fond nul n’est parfait… Nous ne sommes que des êtres imparfaits, pleins d’agacement, d’un éternel recommencement… Des humains…. Nous sommes cette belle chose que l’on nomme humanité… Et de laquelle il faut être fière…
Nous ne sommes que des paradoxes alors?
Quand on parle, quand on écoute, quand on lit, quand on regarde,
On a souvent l’impression que la vie ne se résume pour beaucoup qu’à une longue liste de choses « à faire ». Certaines par nécessité, d’autres par besoin, mais surtout par normalisation et conformisme.
Cette liste est simple, claire, préétablie, et ne s’est pas réellement permise de bouger d’un iota ni d’évoluer au fil des ans, non que dis-je, au fil des siècles.
Cette liste simple permet de comparer les êtres entre eux et établit intrasèquement une échelle de valeur.
Vanité? Cupidité? Stupidité? Orgueil?
Les critères d’évaluation sociale et par là même des individus eux-mêmes ont peu changé ou peu évolués.
Et pourquoi existent-ils finalement?
Pour pouvoir se comparer tout simplement. A quoi d’autre servirait une échelle sociale si ce n’est à ça?
Et à travers cette comparaison, l’être humain veut juste se rassurer. Mais de quoi?
Il ne réalise donc pas à quel point ses prétentions sont vaines et futiles? Comment un critère de prétention sociale tel que le travail, le salaire, le couple, l’année de mariage ou le nombre d’enfants pourrait définir une personne?
Et même n’est ce pas terriblement réducteur pour ces personnes?
Réduire la valeur d’une personne, sa personnalité, sa richesse à cette simple échelle sociale? On en est arrivé à réduire à néant ceux qui n’entrent pas dans ces critères.
Ils ne se rendent même pas compte que justement la valeur d’une personne est intrinsèque à sa richesse personnelle et donc à sa et ses différences?
C’est dans la complexité que se crée la beauté.
C’est dans ce qui est différent que se focalise le regard ; il repère la différence, ce qui a assez d’éclat pour émerger de la masse
Il le repère, le voit, et le qualifie de rare, de précieux et de beau.
Encore faut-il avoir le courage d’émerger de la masse
De se démarquer
D’être différent
Etre finalement d’être seul
Car ce qui plait à l’homme dans le fait d’être un mouton, c’est de se noyer dans la masse, d’être en troupeau, en groupe, d’être invisible parmi les autres, et de ne pas avoir à assumer de différence.
Le mouton choisit la facilité
Mais il perd tellement en même temps…
Il y perd sa richesse
Son individualité
Sa richesse…
Sa personnalité…
Il s’y perd, lui…